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LA MARSA

 Carte de l'Atlas archéolgique de la Tunisie : Feuille XIV

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I. CARTHAGO [COLONIA IVNONIA IVLIA AVRELIA ANTONIANA, plus lard IVS­TINIANA] (Carthage). — Voir le plan supplémentaire de Carthage, annexé au texte.

(Les numéros qui suivent et qui sont indiqués en chiffres romains s'y rapportent tous.)

I. Lac de Tunis (El-Bahira). — STAGNVM (Tite Live, Orose), AIMNII (Polybe, Appien) (Guérin, Voyage archéologique, I, p. 10 et suiv. ; Tissot, Géographie comparée de l'Afrique, I, p. 567 ; Delattre, Cosmos, 20 janv. 1894, p- 24.8.)

II. CATADAS (chenal naturel de la Goulette). Voir la carte de la Goulette, in. La Goulette (GALABRAS). Voir la carte de la Goulette.

III. La Goulette (GALABRAS). Voir la carte de la Goulette.

IV. Ligvla, TAINIA, FAQS2A (Tissot, Géogr. de l'Afrique, I, p. 566 et 567).

V. Restes de jetée, dans la mer. — On a proposé d'y reconnaître la digue par laquelle Scipion ferma l'entrée des ports, lors du siège de l'an 146 (Tissot, Géogr., I, p. 611 et 626).

VI. Le Khram. — Sépulture romaine (Delattre, Cosmos, 2 nov. 1889, p. 386 et 20 janv. 1894, p. 249).

VII. Dépression de terrain qui représente l'unique entrée des ports (Tissot, Géogr., I, p. 609 et suiv.).

VIII. Substruction du môle qui protégeait l'entrée des ports (Tissot, Géogr., I, p. 611 et 625).

IX-XI. Ports de Carthage. Nous donnons ci-contre l'état comparatif des lieux en 1830 (Fig. 1) et de nos jours (Fig. 2), le terrain ayant été modiFié vers 1835 par des terrassements et des constructions modernes. Ces ports se composaient de deux bassins : le port marchand (n° IX), rectangulaire ; l'autre, le port militaire (n° X), en partie circulaire, avec un îlot au centre, occupé par le palais amiral, à I'époque carthaginoise. Sur les ports de Carthage, voir surtout Beulé, Fouilles à Carthage, p. 87 et suiv. (Nous ferons observer que Beulé est le seul qui ait entrepris d'étudier la question des poiis par des sondages sur le terrain ; il est possible, toutefois, qu'il n'ail retrouvé que les substructions d'une restauration exécutée à I'époque romaine ou byzantine) ; Guérin, Voy. arch., I, p. 67 ; Tissot, Géogr., I, p. 598 et 607 et suiv.[1] ; E. de Sainte-Marie, Mission à Carthage, p. 157 et suiv. ; Perrot et Chipiez, Histoire de l'art, III, p. 380 et suiv.

 

Une théorie nouvelle, d'après laquelle les ports puniques de Carthage auraient été situés en pleine mer et seraient actuellement submergés, a été émise par M. CeC. I. L. Torr (Classical Review, V [1891], p. 280 et suiv. ; Revue arch., 1894 (XXIV), p. 34 et suiv. ; cl p. 294 et suiv. ; cf. R. Oehler, Neu Jahrb. für Philologie, 1893, p. 321 et suiv., et Otto Meltzer, Ibid., 1894, p. 49 et suiv. ; p. 119 et suiv., M. Oehler conjecture que le port marchand aurait été situé en pleine mer, et que le Cothon seul aurait compris à la fois les deux lagunes que nous voyons aujourd'hui.

À I'époque byzantine le port de Carthage se nommait MANDRACIVM (Procop., Bell. Vand., Il, 26).

XII. Dépression de terrain où Beulé a proposé de reconnaître les traces de Ia nouvelle entrée des ports creusée par les Carthaginois assiégés, lorsque Scipion eut fermé l'entrée ordinaire par Ia digue que nous avons signalée (Beulé, Fouilles à Carthage, p. 111.)

XIII-XIV. Restes de quais qui se prolongent jusqu'en face du quartier de Dermèche.

XV. Koudiat-el-Hobsia. — Restes d'une construction importante (Falbe, Recherches sur l'emplacement de Carthage, n° 74, en fait une tour rattachée aux fortifications ; Tissot, Géogr. I, p. 585, et II, p. 795, y voit à tort la Byrsa primitive ; Reinach et Babelon, Recherches archéologiques en Tunisie, p. 7 ; Delattre, Cosmos, 20 janv. 1894, p. 248). Au Nord, une dépression appelée aujourd'hui Gâ-el-Oued (lit du ruisseau), indiquerait, suivant le P. Delattre, le passage du canal qui mettait en communication les ports avec l'Euripe du Cirque (Delattre, Bull. épigr., IV, p. 206).

XVI. Bir-Sema. Tombeaux romains (Delattre, Cosmos, 20 janv. 1894, p. 249).

XVII. Douar-ech-Chott. Tombeaux romains ; inscriptions ; mosaïque aujourd'hui au Musée du Bardo (C. I. L., VIII, 1250 ; Delattre, Bull. épigr., II, p. 175 et suiv. ; VI, p. 142 ; Bull. arch. du Comité, 1887, p. 445).

XX. Fouilles de MM. Reinach et Babelon (Reinach et Babelon, Recherches archéol., p. 24 et 36).

XXI. Ruines en blocage (H. de Sainte-Marie, Mission à Carthage, p. 223).

XXII. Cirque, long de 670 mètres et large de 90 mètres. La spina avait 5m,50 de large (Dureau de la Malle, Recherches sur la topographie de Carthage, p. 40 ; Guérin, Voy. arch., I, p. 40 ; E. de Sainte-Marie, Mission, p. 203 ; Tissot, Géogr., I, p. 645).

XXIII. Forum carthaginois et romain. Aucune trace de construction n'est plus visible (Tissot, Géogr., I, p. 658 et suiv. ; E. de Sainte-Marie, Mission, p. 162 et 205 ; Reinach et Babelon, Rech. arch., p. 9 et 25 ; Delattre, Cosmos, 11 fév. 1888, p. 296 à 298 ; et 2 nov. 1889, p. 386 ; Bull. épigr., IV, p. 205 ; VI, p. 141 ; Revue de l'Afrique française, 1er sept. 1888 ; Mélanges de l'École de Rome, 1890, p. 16.)

XXVI. Ancien palais de Muslapha-ben-lsmail. — Les fondations de ce palais ont été creusées dans les substructions d'un édifice antique dont le plan a été relevé par MM. Caillat et E. de Sainte-Marie. Nous reproduisons ici, d'après eux, un état des lieux (fig. 3) et un plan restauré de l'édifice (fig. 4) (E. de Sainte-Marie, Mission, p. 167 et suiv.). Mosaïque représentant la toilette de Pégase (Delattre, Bull. épigr., IV. p. 207 et Cosmos, 11 févr. 1888, p. 297). Tarif de sacrifices de I'époque punique (C. I. Sem., I, p. 259, n° 1 70).

 

XXVIII-XXIX. Fouilles de MM. Reinach et Babelon en 1884 (Reinach et Babelon, Rech. arch., p. 35 et suiv.).

XXXII-XXXVIII. Fouilles, de MM. de Sainte-Marie, Reinach, Babelon et Delattre dans cette région et particulièrement au lieu dit Feddan-el-Behim (n° XXXV) près de 3000 stèles puniques dédiées à Tanit et à Baal-Hammon. — (E. de Sainte-Marie, Mission, p. II et suiv. ; Reinach et Babelon, Rech. arch., p. 9,. 37 et suiv. ; C. I. Sem., p. 241 et suiv.).

XL à LX. BYRSA (Colline de Saint-Louis). Voir la carte de détail ci-dessous. Nous en devons le croquis à l'amabilité du P. Delattre.

 

 

 

Carte de Ia colline de Saint-Louis.

XL. Mur en contre-bas. Mosaïque « l'Amour et Psyché ». (Beulé, Fouilles à Carthage, p. 39 ; Delattre, Cosmos du 27 févr. 1892, p. 364 ; Mélanges de l'École de Rome, XII, p. 252).

XLI. Huit citernes voûtées (Beulé, Fouilles à Carthage, p. 39 ; Delattre, Bull. épigr., Y, p. 90).

XLII. Mur de soutènement que Beulé croit appartenir au péribole du temple d'Eschmoun (Esculape). Ce temple, qui était certainement situé sur Byrsa (Appien, Punic., VIII, 130 ; Strab., XVII, 3, 706 ; Apul., Florid., p. 145, 146 ; — Beulé, Fouilles à Carthage, p. 49, p. 08 et suiv. ; Delattre, Bull. épigr., V, p. 304 ; VI, p. 32 ; Mél. de Rome, 1890, p. 317 ; Tissot, Géogr., I, p. 649 et suiv.), s'élevait sans doute à l'endroit où ont été bâtis la chapelle de Saint-Louis et les édifices qui l'entourent. Adossées au mur, s'ouvrent sept salles voûtées, en forme de fer à cheval, richement ornementées, avec caissons sculptés, peintures murales, revêtement de marbre, mosaïques ; au fond de deux d'entre elles on a trouvé un piédestal et dans une troi­sième un banc semi-circulaire (Beulé, Fouilles, p. 68 et suiv. ; Delattre, Bull. épigr., V, p. 89 ; Cosmos, 11 janvier 1890, p. 161 ; Mél. de Rome, 1890, p. 317). On donne sans aucune preuve, depuis Beulé, à cet ensemble de salles le nom de « Palais proconsulaire ».

XLII bis. Dans le prolongement du mur de fond de ces absides, en dehors de l'enceinte du couvent, vers le nord, on a découvert un reste de mur qui, d'après Beulé, faisait partie du péribole du temple d'Esculape.

XLIII. Chapelle de Saint-Louis, bâtie sur remplacement où l'on présume que s'élevait le temple d'Esculape. (Beulé, Fouilles, pp. 9, 45 et 75 ; Tissot. Géogr., I, 649 ; E. de Sainte-Marie, Mission, p. 165 ; Delattre, Cosmos du 11 janvier 1890, p. 161 ; Bulletin épigraphique, t. V, pp. 87 et 305, et Mélanges de l'École de Rome, 1890, p. 317.)

XLIV. Emplacement de fouilles importantes de Beulé. Le sol vierge n'a été atteint qu'à 19 mètres rie profondeur. C'est là que Beulé a trouvé Ies murs à absides qu'il a considérés comme devant être les écuries des éléphants, et où Tissot a proposé de reconnaître, au contraire, de vastes citernes. Il s'agit simplement d'un mur de sou­tènement dont le P. Delattre a mis au jour le prolongement à l'ouest, c'est-à-dire tout le long du flanc sud de la colline. (Beulé, Fouilles à Carthage, p. 69-60 ; Y. Guérin, Voyage arch., I, 53 ; Tissot, Géogr. comp., I, 588 ; Perrot et Chipiez, Hist. de Fart, III, 343 et suiv.).

XLV, XLVI, XLVII, XLVIII et XLIX. Emplacement des fouilles du P. Delattre, en 1892. Dans ces fouilles considérables, le P. Delattre a découvert : au n° XLVII, un cimetière musulman du moyen âge ; au n° XLVIII, une maison byzantine ( ?) formée de trois corps de bâtiments entourant une cour rectangulaire de 14m70 de côté ; et derrière cette maison, des citernes romaines, une rue montante de 5 mètres de large, puis un mur de fortification qui est peut-être celui qui fut construit sous Théodose II en 424. A trois mètres derrière celte muraille, une longue suite d absides, formant en ligne droite la suite de celles que Beulé avait découvertes au point XLVI. En arrière de ce mur de soutènement construit en absides alignées, au point XLV, le P. Delattre a découvert un nouveau mur semi-circulaire, exclusivement composé de grandes amphores disposées par assises et destinées à consolider le terrain. Ces amphores portent des dates consulaires qui ont permis d'attribuer la construction de ce mur de soutènement au règne d'Auguste. Beulé avait déjà atteint l'extrémité de ce mur sans se rendre un compte exact de sa découverte (Beulé, Fouilles, p. 39). Au n° 49, le P. Delattre a retrouvé des tombeaux puniques construits en grand appareil, et enfin, non loin de là, une sorte d'énorme bastion qui paraissait disposé comme pour l'emplacement d'une ma­chine de guerre (Voyez la relation de ces importantes fouilles dans le Bulletin archéol. du Comité des travaux hist. et scient., 1898, pp. 94 à 123 ; cf. Bulletin épigraphique, t. V, p. 85 et Comptes rendus de l'Acad. des Inscr. et B. -L., 19 mars 1893).

LII-LIV. Restes de citernes romaines, pleines de fragments ayant appartenu à un monument important. Au n° LIV ont été trouvés deux très beaux bas-reliefs hauts de 3 mètres, repré­sentant des figures ailées et une Victoire portant un trophée (Delattre, Mél. de l'École de Rome, 1890, p. 8 et suiv. ; 1892, p. 2 et 235 et suiv. ; Comptes rendus de l'Acad. des Inscriptions, 1894, p. 197 et suiv. ; Tissot, Géogr., II, p. 800).

LVI. Citernes voûtées.

LVII. Ruines d'un édifice romain (Delattre, Cosmos du 27 février 1892, p. 3603. Mél. de Rome, XII, p. 251).

LVIII. Citernes (Beulé, Fouilles, p. 36).

LIX et LX. Restes de constructions byzantines ( ?) (Ibid., p. 38).

LXI. Koudiat-el-Herma (El-Ksour). — Au temps de Falbe il y avait là une tour ou un bastion faisant partie du mur d'enceinte de la ville. On y a trouvé de très nombreuses pierres de grand appraeil (Falbe, Recherches, nos 75 et 76 ; Tissot, Géogr., I, p. 578 ; Delattre, Bull. épigr., V, p. 84 et suiv.).

LXII. Amphithéâtre. (Guérin, Voy. arch., I, p. 37 et suiv. ; E. de Sainte-Marie, Mission, p. 202 ; Tissot, Géogr., I, p. 643).

LXIV. Damous-Darouts. Restes d'une construction importante avec une rangée de piliers longue de 176 pas (Falbe, Recherches, n° 77 ; Delattre, Mél. de Rome, XII, p. 268).

LXV. Plusieurs statues, en particulier une grande statue de Victoire ; deux inscriptions relatives aux proconsuls Q. Julius Festus Hymetius et Q. Aurelius Symmachus ; Mosaïque. — Grand mur en grand appareil large de 10 mètres (C. I. L., VIII, 12027 ; Delattre, Cosmos, 27 janv. 1894, p. 276 et suiv. ; Bull. épigr., III, p. 296 ; Rec. de Constantine, 1894, p. 173 ; Mél. de Rome, XII, p. 259).

LXVI. Bir-el-Djebbana. — Cimetière des officiales du procurateur impérial résidant à Carthage. Nous en reproduisons le plan d'après le P. Delattre (fig. 5). (Lavigerie, Nécessité d'une mission archéol. à Carthage, p. 29 et suiv. ; Delattre, Bull. épigr., II, p. 293 et suiv., et III, p. 25 et suiv. ; Revue arch., 1888 [XIII], p. 151 et suiv. ; C. I. L., VIII, nos 12090 et suiv.)

 

 

LXX. Grandes citernes de la Malga (Guérin, Voy. arch., I, p. 41 ; h. de Sainte-Marie, Mission, p. 180 et suiv. ; Tissot, Géogr., I, p. 69^ et suiv. ; Perrot et Chipiez, Hist. de l'art, III. p. 360 et suiv. ; Delattre, Cosmos, du 7 déc. 1889, p. 19 et suiv.).

LXXII-LXXIII. Aqueduc qui amenait à Carthage les eaux du mont Zaghouan et du Djougar.

LXXIV. Aqueduc souterrain (Vernaz, Revue arch., 1887 [X], j). 12 et suiv. ; Délai 1re, Bull. épigr., VII, p. 80).

LXXVIII. Ard-Souiria. Il y a peu d'années, on voyait là les restes d une tour de 29 mètres de diamètre aujourd'hui détruite (Beulé, Fouilles, p. 48 ; Guérin, Voy. arch., I, p. E. de Sainte-Marie, Mission, p. 217 ; Delattre, Mél. de Rome, XII, p. 259).

LXXX. Voûtes. — Au sud et à l'est de ce point, traces de la muraille qui séparait le faubourg de Mégara de la cité proprement dite (C. I. Sem., t. I, p. 243, plan du colonel Perrier). Elle était percée, au point dit Bab-el-Rih (porte du vent), d'une porte aujourd'hui détruite (Falbe, Recherches, p. 10 ; Lavigerie, De l'utilité, etc., p. 49 ; Tissot, Géogr., II, p. 805).

LXXXIV-LXXXV. Colline dite « de Junon » (Guérin, Voy. arch., I, p. 59 ; E. de Sainte-Marie, Mission, p. 173 ; Tissot, Géogr., I, p. 591 et 653 ; II, p. 802 ; Delattre, Bull. épigr., IV, p. 315 et suiv. ; Cosmos, 28 janvier 1888, p. 243 ; 26 octobre 1889, p. 358 ; 5 mars 1892, p. 395 ; 13 janvier 1894, p. 211 ; Mél. de Rome, XII, p. 343).

LXXXVII. Bir-el-Bey. Baptistère avec mosaïques (Delattre, Cosmos, 19 mars 1892, p. 461).

XC. Thermes (Delattre, Bull. épigr., 1886, p. 81 ; Cosmos, 28 janv. 1888, p. 243).

XCVI. Grand cimetière de I'époque punique (Comptes rendus de l'Acad. des Insc. et B. L., 1893, p. 394 et suiv. ; 1894, séance du 2 novembre ; Cosmos, 20 janv. 1894, p. 244 et suiv.).

XCVII. Serapeum (E. de Sainte-Marie, Mission, p. 20 et suiv. ; cf. p. 114 ; C. I. L., VIII, p. 134 et. Suppl., n° 12492 ; Delattre, Bull. épigr., IV, p. 107 et suiv. ; Cosmos, 11 fév. 1888, p. 294 et suiv.).

XCIX. Thermes d'Antonin (Delattre, Bull. épigr., IV, p. 107 ; Vernaz, Rev. Arch., 1887 [X], p. 173).

CI. Grandes citernes. Ci-joint (fig. 6) le plan donné par M. de Sainte-Marie d'après les relevés de M. Caillat (Mission, p. 185, cf. Tissot, Géogr., I, p. 597 et suiv.; p. 647; Delattre, Cosmos, 11 février 1888, p. 294; 20 janvier 1894, p. 245; Rec. de Constantine, t. XXVIII, p. 167; Vernaz, Revue arch., 1887 [X], p. 23 et suiv). Entre les thermes et les citernes, nécropole punique (Delattre, Cosmos, 20 janv. 1894, p. 245 ; Rec. de Constantine, t. XXIX, p. 107 et suiv.; Vernaz, Revue arch., 1887 [X], p. 151 et suiv.; Héron de Villefosse, Comptes rendus de l'Acad. des Inscr. et B. Lettres, séance du 7 décembre 1894).

CIV. Ruines d'un édifice circulaire soutenu par des piliers. Nous reproduisons à la page suivante (fig. 7) le plan donné par N. Davis (Davis, Carthage and her remains, p. 176; cf. E. de Sainte-Marie, Mission, p. 176 et suiv.; Tissot, Géogr., I, p. 656). Le plateau où elles se trouvent, appelé « Plateau de l'Odéon », contenait une nécropole punique (Delattre, Bull. épigr., VI, p. 83 et suiv.). Inscription punique mentionnant des redevances religieuses (C. I. Sem., I, p. 267, n° 169).

 

Fig. 6 : Coupe sur A B.

 

 

Fig. 7

 

CV. Damous-el-Karita. Basilique chrétienne très importante (Delattre, Cosmos, 14 janvier 1888, p. 185; 19 mars 1892, p. 463; 27 janvier 1894, p. 276 et suiv.; C.I.L., VIII, Suppl., p. 1285 et suiv.). Le plan donné ci-dessous, fig. 8 est celui que le P. Delattre a publié dans le Cosmos du 19 mars 1892, p. 463.

CVIII. Mosaïques (Delattre, Cosmos, 11 fév. 1888, p. 294, et 7 déc. 1889, p. 21 ; CIL, VIII, n° 12588).

CX. Ruines d'un grand escalier aujourd'hui détruit (Beulé, Fouilles à Carthage, p. 29 ; Tissot, Géogr., I, p. 658 ; Delattre, Bull. épigr., VI, p. 86).

CXIII. Koudiat-Zateur et Palais archiépiscopal, On y a trouvé une figurine en terre cuite du Baal-Hlammon punique (Delattre, Cosmos, 24 mars 1888, p. 465). — Tombeaux romains, chrétiens et juifs (lbid., p. 465 ; Delattre, Bull. épigr., III, p. 297 ; Reinach et Babelon, Gazette arch., 1885, p, 135 ; Acad. d'Hippone, Bulletin n° 20, p. 17 et suiv.).

CXVI. Djebel-Kaoui. Nécropole de Gamart. Beulé l'attribuait à I'époque punique (Fouilles à Car­thage, p. 121 et suiv ; Tissot, Géogr., I, p. 613 ; E. de Sainte-Marie, Mission, p. 32 et suiv). ; iI est démontré aujourd'hui qu'elle servit sous l'empire romain aux chrétiens et aux juifs (Delattre, Cosmos, 7 avril 1888, p. 14 et suiv. ; 4 janv. 1890, p. 131 et suiv. ; 26 mars 1892, p. 496 ; M. de Vogué, Revue arch., 1889 [XII], p. 163 et suiv. ; C. I. L., VIII, 14097-14114).[2]

 

Fig. 8

7. Hammam-Kourbeus. — Vestiges d'habitation épars dans la campagne. Restes antiques employés dans les constructions du village moderne. Citernes. A un kilomètre au sud-ouest, ruines d'une église désignées sous le nom de Kenisieh. D après Guérin (Voy. arch., II, p. 211), Kourbès devrait être identifié avec KARPIS. (Voir la carte de la Goulette.)


 

Notes


[1] Nous rappellerons que les pIans de l'ingénieur Daux, dont Tissot s'est servi pour l'étude de la topographie de Carthage, ne sont que des restitutions ingénieuses et hypothétiques, qui ne sauraient archéologiquement inspirer grande confiance.

[2] Pour les textes épigraphiques trouvés à Carthage, cf. C. J. L., VIII, p. 133 et suiv. ; et Suppl., p. 1285 et suiv.