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TOZEGRANE

 Carte de l'Atlas archéolgique de la Tunisie : Feuille XV

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   Les renseignements relatifs aux ruines indiquées sur cette carte ont été recueillis sur le terrain par :

MM. le capitaine Gresset, les lieutenants Artus, Coste, Faure, Lallemand et Montagnon.


 

1 à 4. SIMININA ( ?) (Dagla). Les ruines de Dagla occupent une superficie d'au moins un kilomètre carré ; on y relève les débris des murailles d'une soixantaine de constructions impor­tantes, avec des fragments de poteries, de fûts de colonnes et des morceaux de marbre. Le sable a malheureusement envahi ces ruines qu'il serait, sans doute, intéressant de déblayer. Sur le bord même du plateau, à l'est de Dagla, s'étendent sur une longueur de 150 mètres environ les substructions d'une épaisse muraille, qui sont sans doute les restes d'un quai. Sur un mamelon, une construction importante, peut-être la citadelle. Tissot (Géogr., I, 174 ; II, 140) place Siminina à Henchir-el-Haïrech ou Henchir-bir-Djedi, notre n°23. Sur celte ruine, cf. Guérin, Voy. arch., II, p. 218.

5. Aïn-Arame. Nombreux débris de constructions ; on y remarque un édifice dont les murailles ont encore à peu près deux mètres au-dessus du sol, avec terrasses et voûtes en blocage.

6. El-Mraïssa. Restes de vastes bâtiments, proba­blement d'anciens thermes ; les conduites d'eau subsistent encore.

10. Henchir-Kermania. Ruines étendues, mais complè­tement rasées ; un seul bâtiment, probablement un temple, s'élève encore quelque peu au- dessus du sol. Traces d'enceinte, citernes, puits antique bien conservé ; débris de sculp­tures.

11. Grande citerne voûtée.

16. Groupe de tombeaux.

23. Henchir-Bir-Djedi. Au nord-est de l'embouchure de l'Oued-Zoggag. Ruines importantes déjà signalées par Y. Guéri n sous le nom d'Hen-chir-el-Haïrech (Guérin, Voy. arch., II, p. 216). C'est à Henchir-el-Haïrech que Tissot propose de placer Siminina (voyez ci-dessus notre n° 1 à 4).

26, 27. Traces d'enceinte fortifiée ; à l'intérieur, ruines d'une certaine importance.

28. Ruines couvrant un espace d'environ 600 mètres sur 200 ; agglomération rurale ; restes de mo­saïques grossières et débris de poteries.

29. Nécropole. On compte 35 tombeaux en bon état de conservation, disséminés sur une superficie de 600 mètres carrés ; ils sont construits en blocage, sauf les soubassements qui sont en pierre de taille.

30. Ruines importantes disséminées sur une superficie de plus d'un kilomètre carré.

32. Ruines couronnant une petite élévation et entourées d'une enceinte rectangulaire en belles pierres de taille ; au centre, les débris d'une tour.

34. Marsa-ben-Ramdam. Petite citadelle sur un rocher isolé, dominant une crique dans laquelle devait se trouver le port par lequel les colons romains établis sur le plateau de Mizigi (Douela) pouvaient communiquer par mer avec Carthage, en évitant de contourner le massif de Kour-beuss. Au sud, aboutit une petite conduite d'eau qu'on peut suivre sur un espace de 1,200 mètres environ.

38. Ruines de constructions importantes ; tombeaux.

39. Sidi-el-Mareghni. Ruines assez étendues ; travaux de captation des eaux, encore bien distincts auprès de la source ; au-dessus de cette der­nière, sur le plateau, de nombreux tombeaux.

55. Henchir-Kef-Chami. Pierres taillées ; débris d'un chapiteau en marbre blanc ; sculptures.

57. Ruines composées de beaux blocs taillés.

58. MIZIGI [MVN. MIZIGITANVM] (Douela). Quelques fûts de colonnes et chapiteaux sculptés (Guérin, Voy. arch., II, p. 207 ; Tissot, Géogr., II, p. 141 ; C. l. L., VIII, n° 991).

67. Sidi-el-Mejahed. Groupe de ruines dont la prin­cipale offre de belles assises en pierres de taille ; puits romains ; citernes. Tout autour, ruines de moindre importance en blocage.

83. Sidi-Akrdar. Fûts de colonnes en marbre ; cha­piteaux sculptés.

104. Puits romain, de forme carrée, construit en blocs taillés de 2 mètres à 2m,50 de longueur ; aux alentours, débris de poteries.

113. Fût de colonne en marbre.

116. Sidi-Aïssa. Ruines importantes, avec traces d'en­ceinte fortifiée, fossés et double muraille. Au point où est construite la koubba de Sidi-Aïssa, se trouve un carré dont on suit parfai­tement les côtés ; le mur de ce carré, d'une grande épaisseur, a encore une hauteur de 4 à 5 mètres. Un fossé l'environne. Une deuxième enceinte était parallèle à la première et aussi entourée d'un fossé. Enfin, une troisième mu­raille formait contrescarpe. Dans l'intérieur du rectangle, quatre puits.

130. Ruines en belle pierre de taille. Barrage.

131. Tombeau punique creusé dans le roc ; il est com­posé de deux niches semblables placées l'une à côté de l'autre ; de larges dalles en fermaient l'entrée. A proximité, un large bassin creusé dans le roc et des restes de maisons.

132. Ruines importantes. Au sud, barrage romain construit en grand appareil et fermant l'Oued-Jammar.

124. Henchir-Aïn-el-Hammam. Restes de thermes ro­mains ; succession de plate-formes ou paliers superposés, sur lesquels s'élevaient des édifices très importants. Quelques pans de murs sont encore intacts ; ils sont construits en grand appareil. Au sud-est du groupe principal des ruines, un établissement moins important est resté presque intact, sauf la toiture. Il sub­siste dans plusieurs salles des débris de mosaïques ornées de guirlandes de fleurs. La source d'eaux thermales sourd du rocher à 80 mètres environ de la ruine.

136. Djebel-el-Kalaa. Construction mégalithique. Ruines situées sur une arête rocheuse étroite, orientée S.-E.-N.-O., et comprenant, aux deux extré­mités, des assises de pierres de gros appareil non taillées, placées en retrait les unes sur les autres. Chacune des assises forme un gradin de 1 mètre de haut environ. Entre ces deux groupes d'assises, distants d'environ 400 mètres, le sol est jonché de menus matériaux provenant de la démolition de murs en pierres sèches. Aux mêmes endroits, on remarque sur les ro­chers rougis par la chaleur de nombreuses traces de foyers. L'ensemble de la Kalaa forme un rectangle fortifié défendu, sur ses grandes faces, par les falaises de rochers à pic, de 15 mètres de haut environ, et sur ses petites faces par les constructions que nous venons d'indiquer et qui forment une courbe convexe. Dans l'intérieur de cette enceinte, on a recueilli des éclats de silex taillés et des pointes de flèches.

137. Zaouiet-Sidi-Ali-Djebali. A 300 mètres N.-O. de la Zaouia, on voit un tombeau punique creusé dans un des énormes blocs de rocher qui for­ment, sur la rive gauche du Chabet-Chabia, une falaise de 10 à 15 mètres de hauteur. La face extérieure du rocher a été taillée en forme de surface carrée, et des niches destinées sans doute à recevoir des lampes funéraires ou de menus ex-votos, ont été ménagées dans cette surface. L'intérieur du tombeau, taillé en plein roc, a la forme d'un cube de 1m,80 de côté. La face du fond et celle de droite (S. -E.) offrent chacune une petite niche de 0m,30 de côté sur 15 à 18 de profondeur, celle de devant est percée de 3 ouvertures d'inégales dimensions et dune époque postérieure à la construction du tombeau. Au-dessous et de chaque côté de Ia niche creusée dans la face du fond, il existe une gravure au trait représentant une scène de sacrifice (prêtre entre deux autels).

142. Henchir-bou-Zitouna. Ruines d'un établissement important, d'époque romaine et restauré sous la domination byzantine. Le chrisme est sculpté sur plusieurs pierres taillées éparses dans les déblais.