Une République islamique sans mosquée

Adelkhah, Fariba > Auteur



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Sources de contenuRevue des mondes musulmans et de la Méditerranée (REMMM)
AuteurAdelkhah, Fariba > Auteur
Numero du périodique125
Année2009
eFormattext/html
LanguesFrançais
NoteQui dit mosquée en Iran dit d’abord un ensemble de moyens ou de facilités laissés au quotidien à la disposition des passants ou des usagers. Ensuite des rituels religieux accomplis, de façon régulière, en présence des autorités ayant le privilège ou le monopole de délivrer un certain savoir islamique. Dans le premier sens la mosquée est un point d’eau, un toit, un accueil où nul(le) ne se sentirait exclu(e) ou ne se verrait refoulé(e). Dans le second sens elle relève des choix du croyant qui peut préférer un lieu par rapport à un autre, en fonction de critères aussi bien intellectuels que religieux ou encore de type communautaire, professionnel, voire générationnel. C’est sans doute la concomitance même de ces deux formes d’utilité, matérielle et spirituelle, qui font que les mosquées ont résisté, d’une part, au monopole, de l’autre, à l’isolement. Autrement dit, si les mosquées ont servi de cadre à la centralisation de l’Etat, elles ont également été des instances de résistance à la prétention monopolistique de ce dernier. Le présent travail tente une analyse des dynamiques concomitantes, spirituelles et matérielles, qui se renforcent et se complètent, à partir de la nouvelle organisation des mosquées et des nouvelles pratiques qui se déroulent en leur sein ou dans leur proximité. De fait il convient mieux, depuis une vingtaine d’années, de parler de complexes religieux plutôt que de simples lieux de prière.
Mots-clésBureaucratisation, Identités confessionnelles, Rationalisation, Champ religieux
Domaines d'intérêtEspace public, Religieux, Citoyenneté
Gestion des droits© Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée
URLhttp://remmm.revues.org/6179
Permalienhttp://cinumed.mmsh.univ-aix.fr/idurl/1/37287


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