«El pueblo no olvida...», el Estado sí

Anastassiadis, Anastassios > Auteur



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Content source Casa de Velázquez
CollectionImprimés
FondsCasa de Velázquez > Casa de Velázquez (Ouvrages)
AuthorAnastassiadis, Anastassios > Auteur
ContributorCompagnon, Olivier > Direction scientifique, Baby, Sophi > Direction scientifique, González Calleja, Eduardo > Direction scientifique
PublisherCasa de Velázquez
Place of PublicationMadrid
Date de publication2009
Type de ressourceTexte - Imprimés
Formattext/html
Reference CodeCasaVelazquez-9788490961278
LanguageEspagnol
TopicViolence politique, Démocratie
Scientific disciplinesSciences politiques, Histoire
NoteEn agosto de 1989 se inició en Grecia la destrucción de las bases de datos personales creadas por los servicios de seguridad interior desde la Guerra Civil de 1946-1949, dirigidos en principio contra la oposición política. Esta destrucción ordenada por un gobierno de coalición de centro derecha y de izquierda comunista fue presentada como una etapa fundamental de la política de reconciliación nacional, y se convirtió en símbolo de ruptura con el precedente gobierno socialista. Esta contribución repasa los debates que acompañaron a este proceso en el cuadro del contexto político de la época, para ver hasta qué punto la destrucción de los archivos como venganza ante una violencia sufrida en un pasado ya lejano no tenía nada que ver con las destrucciones espontáneas que se han conocido en otras grandes crisis políticas, como la Grande Peur de la Francia revolucionaria. Destruyendo los archivos para siempre se hacía aún más difícil la escritura de la historia de este período, dejándola a la merced de la concurrencia memorialista. Impedir que futuro historiador trabaje sobre este mecanismo de la violencia de Estado no es el mejor medio para que el ciudadano olvide su misma existencia, haciéndolo vulnerable a su eventual reactivación;En août 1989 démarra en Grèce la destruction des dossiers de données personnelles constitués par les services de sécurité intérieure depuis la Guerre civile grecque de 1946-1949, qui visaient plus particulièrement les opposants politiques. Cette destruction entreprise par un gouvernement de coalition entre le centre-droit et la gauche communiste fut présentée comme une étape fondamentale de la politique de réconciliation nationale et devint le symbole de la rupture avec le gouvernement socialiste précédent. Ce chapitre revient sur les débats qui ont accompagné ce processus dans le cadre du contexte politique de l'époque, pour voir à quel point cette mise en scène de la destruction des archives comme vengeance face à une violence subie dans un passé qui semblait lointain n'avait rien à voir avec les destructions spontanées qu'on a connues lors des grandes crises politiques, comme par exemple la Grande Peur dans la France révolutionnaire. De plus, en détruisant les archives pour toujours, on rendait encore plus difficile l'écriture de l'histoire de cette période, la livrant par la même occasion à la merci de la concurrence mémorielle. Empêcher le futur historien de travailler sur ce mécanisme de la violence d'État n'est-il pas le meilleur moyen pour que le citoyen en oublie jusqu'à son existence, se rendant même vulnérable à sa réactivation ?;In August 1989, work began on the destruction of the personal data bases created by the Greek internal security services following the Civil War of 1946-1949, which in principle targeted the political opposition. This destruction, ordered by a centre-right/communist-left coalition government, was presented as an essential step in a policy of national reconciliation and came to symbolise a break with the preceding Socialist government. This article reviews the debates that accompanied this process against the background of the political context of the time, in an attempt to determine what, if anything, the destruction of the archives in revenge for violence suffered in a then distant past had in common with the spontaneous destructions that have taken place in other major political crises, such as the Grande Peur in revolutionary France. The permanent destruction of the archives made it even more difficult to write the history of this period, which was left to the vagaries of conflicting memories. Preventing future historians from investigating this tool of State violence is not the best way to make citizens forget that it ever existed and increases the danger of it happening again
Copyright© Casa de Velázquez
Relationhttp://books.openedition.org/cvz/895
Permalinkhttp://cinumed.mmsh.univ-aix.fr/idurl/1/94844


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