Would-be places for displaced Afghans – The UNHCR, landless returnees and the enforcement of the national order

Scalettaris, Giulia > Auteur



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Sources de contenuRevue des mondes musulmans et de la Méditerranée (REMMM)
AuteurScalettaris, Giulia > Auteur
Numero du périodique133
Année2013
eFormattext/html
LanguesAnglais
NoteThis article examines the role of the UNHCR in the launch of a scheme fostering the creation of new settlements across Afghanistan in order to accommodate landless returnees. This project entails substantial engineering, aimed at making life possible in inhospitable areas. It thus involves a battle against nature, as well as engaging with the transformation of the Afghan state. The uncertain future of these would-be towns questions the representations about the relationship between people, space and states implied by the ‘national order of things’, that is, a set of normative representations which naturalize the isomorphism between the members of national polities and the territory of their state of citizenship. The nation-state hardly describes the historical process of the formation of the Afghan state, nor Afghan livelihood strategies based on migration. The difficulty experienced in founding these settlements reveals the power relations at work in the way landless Afghan returnees are made ‘dwellers of the world’, and brings into question the role and capacity of an international agency to challenge those relations.;Cet article aborde le rôle du HCR dans le lancement du Land Allocation Scheme, un programme visant la création de nouveaux villages en Afghanistan afin d’héberger les rapatriés sans terre. Ce projet implique d’importants moyens pour rendre habitables des lieux inhospitaliers ; le processus de lutte contre la nature se double alors d’une transformation de l’État afghan. L’avenir incertain de ces ébauches de villages questionne les représentations de la relation entre hommes, espace et États qu’implique l’ « ordre national des choses » – représentations qui naturalisent l’isomorphisme entre les membres de communautés nationales et le territoire de leur État d’appartenance. Mais la formation de l’État afghan ne correspond que très peu au modèle classique de l’État-nation, pas plus que les stratégies migratoires de survie mises en œuvre par les Afghans. La difficile création de ces villages révèle les relations de pouvoir à l’œuvre et questionne le rôle et la capacité d’une organisation internationale comme le HCR à y faire face.
Mots-clésRapatriés, Place-making, Réfugiés, Nation-state
Domaines d'intérêtMigrations, Migration forcée, Etat, Espace, Territoires, Mobilités, Conflits, Agency
InstitutionsUNHCR - Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés
Gestion des droits© Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée
URLhttp://remmm.revues.org/8092
Permalienhttp://cinumed.mmsh.univ-aix.fr/idurl/1/36954


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