Les Arméniens de Constantinople au xixe siècle. Éssai de topographie urbaine.

Minassian, Taline Ter > Auteur



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Sources de contenuRevue des mondes musulmans et de la Méditerranée (REMMM)
AuteurMinassian, Taline Ter > Auteur
Numero du périodique107-110
Année2005
eFormattext/html
LanguesFrançais
NoteEstimée à 161 000 habitants par le recensement du Patriarcat arménien (février 1913-août 1914), mais seulement à 84 093 personnes par le recensement ottoman de 1914, la présence arménienne à Constantinople est une composante essentielle de l’histoire de la ville en dépit de l’incertitude des statistiques. Siège du Patriarcat, centre de la vie politique et religieuse de la communauté arménienne, Constantinople, avec ses 47 paroisses, 42 écoles, une dizaine d’établissements secondaires, 415 journaux publiés entre 1839 et 1922, remplit à bien des égards à la fin du xixe siècle le rôle de capitale politique, intellectuelle et culturelle pour les Arméniens de l’Empire ottoman, « la Ville », Bolis, par excellence. Cet article évoque la démographie et la topographie de la présence arménienne à Constantinople. Il s’interroge ensuite sur les caractères spécifiques de l’inscription des Arméniens dans le territoire urbain. Il souligne enfin que les Arméniens ont joué leur rôle en tant que vecteurs d’une culture urbaine et de l’occidentalisation, notions qui semblent d’ailleurs concomitantes.;Although demographic data may vary considerably – from 84 093 according to the Ottoman Census of 1914 to 161 000 according to the census provided by the Armenian Patriarcate in 1913-1914, Armenians are indisputably a major component of the social life of the Ottoman capital city at the turn of the 20th century. Constantinople is also the political and cultural “capital of the Armenians” of the Ottoman Empire, with 47 parishes, 42 schools and a dozen of secondary schools, among which Catholic and Protestant ones, as well as 415 newspapers (between 1839 and 1922). Constantinople is “the City” par excellence - Bolis – attracting many Armenians from Anatolia. Therefore, it is relevant to study how Armenians – established ones as well as newcomers – build their own social sphere and become the agents of a certain Westernisation of the urban and cultural landscape of the Ottoman metropolis at the very eve of their own disappearance as a community after the Armenian genocide and the collapse of the Ottoman Empire.
Mots-clésArméniens
Domaines d'intérêtIdentités, Identité confessionnelle, Espace urbain, Territoires, Minorités
Couverture chronologiqueXIXe siècle
Gestion des droits© Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée
URLhttp://remmm.revues.org/2803
Permalienhttp://cinumed.mmsh.univ-aix.fr/idurl/1/36998


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